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LES
FILS TENSEURS
Dossier d’information
Du Syndicat National de Médecine Esthétique
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Les
fils tenseurs sont une nouvelle technique utilisée
en médecine esthétique. Il s’agit
de fils crantés non résorbables introduits
sous la peau afin de corriger son relâchement
et de rajeunir le visage.
C’est une intervention qui se fait sous simple
anesthésie locale et sans aucune hospitalisation.
Les fils tenseurs sont une alternative à
la chirurgie esthétique. |
Le visage souffre naturellement d’une faiblesse élastique,
les fils tenseurs offrent une résistance
au relâchement et permettent à la peau de retrouver
la fermeté.
Les fils tenseurs ou «lifteurs »
L’idée vient d’un médecin russe,
le Dr Sulamanidze de Moscou qui voulait traiter simplement
et efficacement les débuts d’affaissement du
visage et du cou.
Il s’agit de fils crantés en polypropylène
incolores et non résorbables.
Pour quelles indications ?
Les fils tenseurs permettent de rectifier la ptose
modérée du bas du visage, mais aussi celle des
pommettes, des tempes, ainsi que le relâchement du cou.
Ils sont principalement destinés à des personnes
jeunes qui veulent le rester mais aussi à des personnes
d’âge mûr.
Et le lifting ?
La technique des fils tenseurs y est une véritable
alternative, pour les personnes qui veulent retrouver
une jeunesse du visage mais ne veulent pas d’une opération
lourde de chirurgie esthétique. Mais c’est aussi
une solution temporaire, qui permet d’attendre un âge
plus avancé avant de recourir au lifting.
Matériel
Le matériel nécessaire à l’implantation
des fils « lifteurs » est très simple :
- 1 aiguille spinal jaune 20GA (0,9x90 mm)
- 1 pince de type porte-aiguille
- 1 paire de ciseaux coupe-fils
- et des fils de 0,3 à 0,5mm de diamètre et
de 8 à 20 cm de longueur
Tolérance
Le fil denté est parfaitement toléré
par les tissus sous cutanés (non crantés, les
fils sont déjà utilisés pour les liftings).
La procédure
C’est une opération qui peut s’effectuer
sous anesthésie locale afin d’être parfaitement
confortable et indolore. Elle ne nécessite pas plus
d’une heure.
Technique
:
On procède d’abord au tracé des lignes
de tension cutanée sur un patient en position verticale.
Puis on dessine les trajets que devra suivre l’aiguille
spinale en fonction de la traction souhaitée, en général
selon des lignes convexes vers le bas.
L’aiguille spinale munie de son mandrin perce la peau
perpendiculairement et est glissée lentement en position
sous dermique, permettant ainsi de ne pas léser des
nerfs ou des vaisseaux. Une connaissance précise de
l’anatomie de la face est indispensable pour pratiquer
cette procédure, en particulier sur les zones d’émergence
superficielles des branches du nerf facial.
La pointe de l’aiguille ressort perpendiculairement
au plan cutané à l’issue de son trajet
et l’on retire le mandrin.
On procède alors à l’introduction délicate
du fil cranté dans la lumière de l’aiguille,
le fil devant être plus long que l’aiguille et
les crans bien orientés dans le sens de la traction,
puis l’aiguille est retirée.
C’est à ce moment que l’on exerce une traction
sur l’émergence supérieure du fil à
l’aide de la pince, pour l’accrocher au tissu
sous-dermique fibro-adipeux grâce aux multiples petits
picots, à l’instar de «boutons pressions».
On visualise ainsi directement la traction recherchée.
Le fil est ensuite coupé aux deux extrémités,
en s’assurant que ces dernières vont s’enfouir
sous la peau.
On retire alors le fil par traction douce.
Cette technique réclame enfin une asepsie rigoureuse
comme chaque fois que l’on introduit un corps étranger
dans l’organisme. (Troubles de la coagulation, s’abstenir).
Après le traitement
Les suites sont très simples, hormis rarement quelques
ecchymoses et un léger oedème. Les ecchymoses
sont souvent provoquées par l’aiguille de l’anesthésie
locale ! D’où son utilisation à minima.
L’extrusion d’un ou plusieurs fils, complète
ou partielle, est loin d’être rare. Des perforations
endobuccales, bénignes quant aux conséquences,
sont dues à une implantation trop profonde.
Avec les nouveaux fils (qui accrochent mieux) et une pratique
régulière, cette éventualité s’éloigne
mais le risque existe et doit être signalé.
Après l’intervention, les patients
peuvent immédiatement reprendre leurs activités,
en évitant de faire du sport au cours des 3 premières
semaines.
Résultats
Ils sont visibles en deux étapes. En effet, en plus
des effets immédiats, les résultats continuent
de se mettre en place 3 mois plus tard.
Les résultats durent plusieurs années mais ne
sont pas éternels, pas plus que ne sont les résultats
des autres techniques de rajeunissement. Si on peut retarder
le vieillissement, on ne peut pas l’empêcher.
Site internet du Syndicat National de Médecine
Esthétique : www.snme.fr
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