"LA
DIÉTÉTIQUE MÉDICALE PERSONNALISÉE"
DOIT ÊTRE BIEN ENCADRÉE
Les
régimes à très basses calories sont
surtout indiqués lorsqu'un amaigrissement rapide
est souhaité. Leur prescription doit être bien
encadrée et associée à une diététique
médicale personnalisée, qui veille notamment
à la couverture des besoins protidiques.
La
fréquence des échecs du traitement de l'obésité
a conduit à multiplier les approches diététiques,
comportementales, pharmacologiques et chirurgicales pour contrôler
le poids. Parmi ces différentes options, un régime
à très basses calories (VLCD) dans le cadre
d'une "diététique médicale personnalisée"
peut être proposée. Encore faut-il bien en connaître
les principes, les indications et le déroulement (phase
d'attaque, phase d'éducation nutritionnelle et phase
d'entretien). Le profil psychologique du patient intervient
dans les chances de succès de la méthode.
Ces
régimes ont été conçus pour permettre
une perte de poids plus rapide et plus importante que les
régimes hypocaloriques standards, sans exposer aux
dangers d'un jeûne total. Ils peuvent donc avoir un
intérêt quand il est important de faire maigrir
vite et beaucoup un patient : en prévision d'une intervention,
quand il existe un risque élevé et réel
lié à l'excès de poids ou dans les obésités
massives.
Le
principe des très basses calories
La
phase d'attaque consiste en un régime à 800
kcal, assurant la couverture des besoins protidiques (de 0,8
à 1,2 g/kg). Il doit satisfaire les besoins minimaux
en acides gras essentiels, en vitamines, en minéraux
et en azote. La très forte réduction des apports
glucidiques limite au minimum la sécrétion d'insuline
et favorise la lipolyse. La quasi-absence de lipides favorise
l'oxydation lipidique. Il s'ensuit une synthèse hépatique
accrue des corps cétoniques. Ces derniers sont des
substrats énergétiques utilisables par les cellules
musculaires et cérébrales. De plus, ils ont
un effet psychostimulant et anorexigène qui facilite
le suivi de la diète.
Après
la phase d'attaque, les aliments sont peu à peu réintroduits
; puis une alimentation personnalisée est mise en place.
Un
tel régime est plus souvent proposé à
l'hôpital qu'en ambulatoire. Afin d'évaluer
la "diététique médicale personnalisée"
en ville, une enquête a été réalisée
auprès de 28 médecins ayant suivi 1 389 patients
pendant au moins un an.
Les
résultats de l'expérience ambulatoire.
Les
résultats préliminaires mettent en évidence
une perte de poids significative, à un mois, trois
mois et un an : 6,9 ± 2,6 kg à J30 ; 12,3 ±
5,3 kg à J90 ; 13,1 ± 8 kg à un an. Cette
perte pondérale concerne majoritairement la masse grasse
et peu la masse maigre : 11,6 kg de masse grasse et 1,8 kg
de masse maigre à un an.
L'étude
des profils psychologiques a montré que les bons répondeurs
étaient motivés, déterminés, volontaires
avec un souhait de perdre du poids qui s'inscrivait dans un
projet de vie. A l'inverse, les mauvais répondeurs
sont ceux perpétuellement "au régime",
qui attendent un "miracle" de la méthode,
dépendants affectivement avec des fixations obsessionnelles
sur les aliments dans le sens d'envies irrésistibles
ou au contraire de diabolisation de certains produits.
Protéika
(laboratoire de diététique médicale)
propose une gamme PRO'gram 18 (ensemble de préparations
à teneur réduite en glucides et/ou en lipides
et enrichies en protides) et une gamme PRO'gram 18 plus (préparations
diététiques en poudre pour régimes à
très basse valeur énergétique, complémentées
en vitamines et en minéraux).
Dr Denise Caro (d'après une conférence de presse
Protéika) Quotidien du médecin
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