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Samedi 18 Novembre 2017

 

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Beauté >> Médecine esthétique >> Interview >> Président du Syndicat National de Médecine Esthétique

 

INTERVIEW DU Dr FRANCOIS TURMEL

Président du Syndicat National de Médecine Esthétique (ME)

 

L. Chaney : Docteur François Turmel, pouvez-vous vous présenter à nos internautes ?

F. Turmel : Titulaire d’un doctorat en médecine, j’ai d’abord exercé la médecine générale puis dès 1982/83 je me suis intéressé à la mésothérapie puis à aux injections de collagène bovin (Zyderm) ; ensuite, je me suis initié aux nouvelles techniques de médecine esthétique (liposculpture, peelings, microgreffes capillaires) le plus souvent par compagnonnage car il n’y avait pas de formation structurée.
Ce n’est qu’à partir de 1995, qu’un enseignement a été mis en place sous le vocable collège national de médecine esthétique (CNME) formation actuellement reconnue.

J’exerce donc la médecine esthétique de façon exclusive depuis 1987 à RENNES et je suis diplômé du CNME,
Je suis le président du Syndicat National des Médecins Esthétiques (SNME),
Je suis également membre de la Société Française de Médecine Esthétique (SFME) et ancien secrétaire général de l’Association Française des Médecins Esthéticiens (AFME),
J’ai mis en place en 2003 une charte de qualité en dix points
J’ai également organisé le 5 juin 2004 un colloque parlementaire au Sénat intitulé « Quel avenir pour la médecine esthétique ».

 

L. Chaney : Quelle est la définition de la médecine esthétique (ME)?

 

F. Turmel : La ME se définit comme l’ensemble des prescriptions et des actes visant à prévenir, améliorer ou corriger les aspects inesthétiques – ou jugés comme tels par un sujet sain, quel que soit son âge – y compris les conséquences du vieillissement physiologique.

Nous intervenons toujours à la demande du patient qui souhaite vieillir le mieux possible. Je répète toujours qu’il est impossible de ne pas vieillir. La médecine esthétique permet ainsi de restaurer et de maintenir une harmonie entre un état physiologique optimum et une image corporelle valorisée.

 

L. Chaney : Quelle est la différence entre médecine et chirurgie esthétique ?


F. Turmel : Le chirurgien esthétique transforme l’aspect d’un élément du corps normal ou sain , mais jugé inesthétique par le patient ; elle comporte le plus souvent des séquelles cicatricielles plus ou moins apparentes et quelquefois elles-mêmes inesthétiques.

Le médecin esthétique utilise des techniques qui se limitent au tissu superficiel, pour corriger les petits aspects inesthétiques. Ces actes s’effectuent en ambulatoire et peuvent être pratiqués sous anesthésie locale.

 

L. Chaney : Quelles techniques regroupe la ME ?

 

F. Turmel : Liste non exhaustive :

  • les exfoliations et les stimulations dermoépidermiques de réjuvénation: il s’agit des peelings, qu’ils soient faits par des agents chimiques, mécaniques (dermabrasions), ou physiques (laser, lampe flash)
  • la pose de fils tenseurs ou lifteurs appelés aussi « fils russes » pour corriger en particulier la ptose cutanée du bas du visage, véritable alternative à la chirurgie esthétique,
  • les injections d’implants dermiques ou hypodermiques, qu’ils soient temporaires ou définitifs: corrections des rides profondes et superficielles et des défauts de volume,
  • la mésothérapie : injections de principes actifs dans les tissus superficiels,
  • le comblement des dépressions corporelles innées ou acquises, par les autogreffes sous cutanées de cellules adipeuses, appelées lipostructure,
  • la prise en charge de la surcharge pondérale et/ou de la silhouette : suivi nutritionnel et psycho-comportemental adapté,
    le traitement des amas graisseux localisées par liposculpture
  • le traitement de la calvitie par les micro-greffes capillaires uniquement,
  • les traitements vasculaires superficiels (couperose, érythrose, varicosités) par lasers vasculaires, lampes flash, électrothérapie ou micro-sclérose,
  • le traitement de l’hyper pilosité, perçue comme telle par le patient : épilation longue durée, par lasers, lampes flash ou électrothérapie,
  • la dermopigmentation : médicale, esthétique et quelquefois réparatrice.
    Voilà les principaux actes que nous effectuons quotidiennement en tant que médecin esthétique.

La ME est de plus en plus considérée comme une alternative à la chirurgie esthétique.
Nous sommes confortés dans cette hypothèse par l’engouement des femmes et des hommes pour nos techniques nettement plus « soft »
Ce qui ne nous empêche pas, dans des cas bien précis, d’adresser nos patients à un chirurgien esthétique si nous jugeons que notre arsenal thérapeutique, pourtant de plus en plus étendu, ne permet pas de répondre favorablement et efficacement à la demande formulée par le patient.

 

L. Chaney : Quel est le pourcentage d’hommes et de femmes qui se tournent vers la médecine esthétique ? Les femmes sont-elles plus concernées que les hommes ?

 

F. Turmel : Les femmes sont de loin les grandes consommatrices de soins à visée esthétique.
Dans une enquête que nous avions réalisée avant notre colloque parlementaire du 5 juin 2004 au Sénat, la clientèle féminine représente plus de 75 % de la clientèle.
Si la demande masculine demeure marginale, elle est pregnante dans deux indications : la micro-greffe capillaire et plus récemment l’épilation au laser qui est très appréciée des hommes .
La ME touche par contre toutes les catégories socio-professionnelles. Quant aux tranches d’âge, toujours d’après la même enquête : de 20 à 80 ans même si l’essentiel de la clientèle est composé de séniors.

 

L. Chaney : Quelle est la technique la plus fréquemment utilisée et la plus fréquemment réclamée ?

 

F. Turmel : La technique la plus fréquemment utilisée : les comblements des rides, talonnés de prés par les injections de toxine botulique.

 

L. Chaney : Quelle formation en ME ?

 

F. Turmel : Aujourd’hui il existe une formation privée dispensée par le collège national de médecine esthétique (CNME) sous l’égide du SNME, sur 2 ou 3 ans avec un enseignement théorique et des stages pratiques.
En principe à la rentrée universitaire, un enseignement inter-universitaire délivrera un DIU qui permettra d’acquérir une compétence en ME.

 

L. Chaney : Y-a-t-il une déontologie particulière à la pratique de la ME?

 

F. Turmel : La déontologie qui s’applique est la même que celle qui s’applique à tout médecin : le code de déontologie médicale.
Cependant, comme je vous le disais plus haut, j’ai mis en place en 2003 une charte de qualité en dix points garante pour le patient de l’engagement du praticien de respecter un certain cahier des charges.

 

L. Chaney : Quels conseils donneriez-vous à une personne pour choisir son médecin esthétique? A qui peut-elle s’adresser ?

 

F. Turmel : Le bon conseil pour faire le bon choix : pour obtenir les coordonnées d’un « bon praticien » téléphoner au secrétariat de notre syndicat totalement indépendant des structures commerciales .
Mais aussi, se renseigner localement auprès, d’une part de son médecin traitant (mais souvent il ne sait pas conseiller) et d’autre part le bouche à oreille.

 

L. Chaney : Pourriez vous nous donner un ordre de tarifs appliqués?

 

F. Turmel : Sachez qu’en principe les tarifs sont inférieurs en province et qu’il est obligatoire de remettre un devis lorsque la prestation demandée excède 305€

 

L. Chaney : Quelles sont les suites d’une intervention en médecine esthétique ? Dangers, risques ?

 

F. Turmel : Il est très difficile de vous donner les suites de tous les actes que nous pratiquons
En général, les suites sont très simples : hormis les ecchymoses ou les oedèmes (gonflements) ou les inconforts dus à l’anesthésie locale.
Les suites sont un peu plus importantes en cas de liposculpture ou de micro-greffe capillaire qui sont 2 actes frontières entre le médecine et la chirurgie esthétique et qui sont pratiqués par une minorité de médecins esthétiques.

 

L. Chaney : Chaque médecin esthétique est-il capable de proposer à sa clientèle une gamme étendue de techniques possibles?

 

F. Turmel : Ce qui me conduit à répondre à votre dernière question concernant la compétence d’un médecin esthétique.
Tout médecin esthétique n’est pas à même de répondre à l’ensemble des demandes parce que notre arsenal thérapeutique s’est étendu et que chaque praticien aime mieux faire certains actes que d’autres.

Je vous renvoie pour cela au secrétariat du SNME qui dispose d’un fichier relativement complet avec les différentes pratiques de nos adhérents.

 

L. Chaney : Merci, Docteur Turmel d'avoir bien voulu répondre à cette interview. En espérant que nos internautes y auront trouvé la réponse aux questions qu'ils se posaient sur le sujet.

 

 

Le site du Docteur Turmel

 

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