L'étude
à duré 3 ans. Elle incluait un premier groupe
de 8 hommes hétérosexuels âgés
de 20 à 30 ans auxquels on demandait de juger le
degré de séduction d'hommes et de femmes présentés
sur l'écran d'un ordinateur et un deuxième
groupe de 15 hommes qui avaient la possibilité de
prolonger ou de réduire la durée d'exposition
de l'image.
L'étude a été conduite par des chercheurs
du Massachusetts General Hospital et de la faculté
de médecine de Harvard. Le fonctionnement du cerveau,
pendant l'expérience, était contrôlé
par des capteurs électriques. L'intérêt
d'un homme jeune pour une belle femme ne surprendra personne.
Ce qu'apporte l'étude, c'est que la beauté
féminine active la partie du cerveau la moins sophistiquée,
celle, a dit un chercheur, que l'on peut trouver chez un
lézard. Que le cerveau réagisse à la
beauté comme il réagit à la satiété,
par exemple, dément la notion convenue que, pour
apprécier la beauté, il faut disposer des
circuits cérébraux qui permettent de réfléchir
ou de composer de la poésie.
"Nous
allons être obligés de revoir nos certitudes
en ce qui concerne l'évaluation des valeurs esthétiques
par l'être humain, déclare au "Quotidien"
le Dr John Mazziotta, qui dirige le Brain Map Center à
l'université de Californie à Los Angeles (UCLA).
Nous pensions que l'attirance pour la beauté était
le produit d'un niveau de pensée élevé
et ce ne semble pas être le cas. Il semble que la
réaction de l'être humain à la beauté
relève de ses circuits cérébraux de
base".
Les circuits en question sont les mêmes qui sont activés
par le fait de manger ou de prendre de la drogue. "Il
ne s'agit pas du tout d'un réflexe conditionné,
mais du fonctionnement du cerveau dans sa partie la plus
simple", ajoute le Dr Mazziotta.
6700
clics
Dans
le premier groupe, les 8 jeunes gens devaient simplement
regarder des photos de femmes, belles ou moins belles. Dans
le second groupe, les mêmes photos étaient
soumises aux jeunes gens, mais, en se servant du clavier
de l'ordinateur, ils pouvaient soit limiter soit prolonger
la durée de leur contemplation. Les belles femmes
étaient regardées pendant une moyenne de 8,7
secondes, les autres pendant seulement 5,2 secondes. Pendant
la session, qui durait 40 minutes, les jeunes gens, pour
prolonger l'exposition de l'image d'une femme belle, ont
utilisé leur clavier de façon frénétique,
en cliquant en moyenne 6700 fois (en 3 ans, les sessions
ont été nombreuses!). En revanche, les images
d'hommes beaux ne les inspiraient nullement, ce qui, selon
le Dr Mazziotta, indique une dissociation entre le fait
d'aimer quelque chose et le fait de vouloir quelque chose.
Commentant
l'étude, le directeur du National Institute of Mental
Health (NIMH), le Dr Steven Hyman, a déclaré
qu'il était embarrassé par le fait que le
jugement privé d'un homme sur la beauté pouvait
être perçu et mesuré par le monitoring
de son activité cérébrale. C'est, a-t-il
ajouté, un problème qui relève de l'éthique.
Auteur
de l'article : Laurent Silbert
Commentaire
d'Objectif-Beauté :
Il aurait été bon de savoir si les photos
présentées étaient celles de beautés
célèbres ou bien de jolies inconnues. Notre
société médiatique et orientée
vers le visuel ne conditionne-t-elle pas certains comportements
masculins face au sexe opposé? Finalement cette étude
ne nous apprend rien que nous ne sachions déjà.
A quand la même étude faites sur des femmes???
Ne nous leurrons pas, elle aurait surement donné
les mêmes résultats!! Hommes ou femmes, nous
sommes tous construits sur le même moule et avons
tous les mêmes origines animales.