On
entend souvent dire que les régimes ne servent à
rien puisque, dès qu'on cesse d'en suivre un, on reprend
tous les kilos perdus si ce n'est davantage.
Il est vrai que la rechute est fréquente, mais ces
mauvais résultats son prévisibles et liés
à 2 erreurs fondamentales :
Le
régime est une sorte de parenthèse dans
la ligne de conduite habituelle. La reprise des anciennes
habitudes alimentaires ne peut que favoriser le même
effet, avec la récupération du poids avant
contrôle.
Le
régime ne peut être suivi de façon
constante et favorise l'alternance de périodes
restrictives et de périodes libres. Ce système
de "yo-yo" est inefficace sur le plan de la
perte de poids et néfaste pour la santé.
Il entretient souvent une évolution progressive
du poids.
Astuce
pour vous stabiliser avec succès
Ne
vous fixez pas un objectif de perte de poids excessif.
Ce serait vous programmer pour un échec et la déception
d'une reprise très rapide du poids perdu.
Fixez-vous
un poids de stabilité raisonnable : prenez comme
point de repère celui que vous avez déjà
maintenu au moins un an dans votre histoire de poids,
sans trop de contraintes, et dans lequel vous vous sentiez
à l'aise.
N'oubliez
pas votre programme alimentaire de référence
(rubrique "conseils nutritionnels : exemple de répartition
sur la journée"). Retournez-y régulièrement
pour "rattraper" un excès occasionnel
ou anticiper une période sensible (avant les fêtes
de fin d'année....).
Pesez-vous
une fois par semaine. Si vous reprenez 1 kilo, revenez
à votre alimentation de perte de poids avec autant
de précision que si c'était le premier jour.
Respectez
les règles de l'équilibre alimentaire. La
stabilisation est une phase essentielle dans le cadre
d'un objectif de perte de poids. La "récompense"
des kilos perdus disparaît. Parallèlement,
le contrôle alimentaire doit être maintenu.
Elargissez vos apports alimentaires (en augmentant votre
répartition alimentaire quotidienne de 200 à
300 kcal) mais ne revenez pas à l'alimentation
qui précédait votre perte de poids. Dites-vous
que vous n'êtes pas au régime mais que vous
avez fait le choix d'adopter de nouvelles habitudes alimentaires,
qui associent équilibre et plaisir gustatif.
Lorsque
vous êtes confronté à une situation
qui multiplie les écarts comme un dîner chez
des amis (apéritif, repas, digestifs...), limitez
les excès. Au moment de l'apéritif, évitez
les cacahuètes et les autres fruits secs oléagineux
qui chiffrent en calories (en moyenne 600 kcal/100g) et
savourez un jus de tomates ou un verre d'eau gazeuse.
Au moment du repas, prenez une entrée, un plat
et un dessert, sans vous resservir. Evitez l'étape
fromage. En suivant le système des équivalences
et en vous interrogeant sur vos choix alimentaires de
la soirée, vous "jouez" facilement avec
les repas pris à l'extérieur, limitant ainsi
les écarts possibles.
Mangez
suffisamment d'aliments sources de fibres alimentaires.
Contenues dans les céréales complètes,
les légumes secs, les légumes et les fruits,
elles permettent de lutter contre la paresse intestinale
et la constipation. Elles favorisent une distribution
harmonieuse de l'énergie apportée par l'aliment,
tout en facilitant la satiété. Introduisez-les
progressivement si vous en consommez peu. Associez-les
à une consommation d'eau suffisante.
Choisissez
les aliments pour leurs saveurs, leur diversité,
leurs qualités nutritives, et non uniquement par
rapport à leur apport énergétique,
en pensant à varier les groupes alimentaires. Privilégiez
les protéines pour leur rôle de construction
et d'entretien de l'organisme. Recherchez les vitamines
et les sels minéraux : ne pouvant être synthétisés
au niveau de l'organisme, ils doivent être obligatoirement
apportés par l'alimentation. Une déficience
en l'un d'eux peu nuire à votre vitalité
quotidienne. Soyez vigilant sur la teneur en graisses
des aliments qui concentrent l'énergie sous un
faible volume. Enfin, restaurez aux glucides complexes
leur vraie place : raisonnablement énergétiques,
consommez-les natures ou avec des coulis de légumes.
Associez vos exigences de quantité et de qualité.
N'oubliez
pas de boire de l'eau : un litre et demi par jour sous
toutes ses formes : eau, café, thé, tisanes.
Un verre d'eau bien fraîche ou un bon thé
avec de l'aspartame peut vous aider à calmer une
petite faim.
Si
vous êtes sujet aux "petits creux", emportez
des chewing-gum ou des bonbons sans sucre, ou tout simplement
buvez un verre d'eau froide. Instaurez un goûter
de façon régulière.
Evitez
de stocker les aliments qui vous font "craquer".
Faites les courses après les repas : si vous ne
cédez pas au magasin, vous ne craquerez pas à
la maison. Gérés, adaptés à
vos intentions de stabilisation pondérale, vos
achats ne doivent pas se faire dans la précipitation...
Conservez
trois repas équilibrés par jour. Programmez
vos menus avec plusieurs jours d'avance, ou mieux : une
semaine. Vous évitez ainsi la fameuse question
"que vais-je faire pour dîner?", et les
repas improvisés souvent déséquilibrés.
L'idéal est de conserver une collation en plus
de vos trois repas (comme un verre de lait ou un produit
laitier écrémé et quelques céréales
non sucrées).
Conservez
les réflexes acquis quant aux ingrédients,
ustensiles et modes de cuisson à privilégier
dans votre cuisine.
Pratiquez
une activité physique régulière,
d'intensité moyenne mais prolongée. C'est
le complément idéal d'une stabilisation
réussie, et d'autant plus plaisant que, étant
plus léger, vous bougez plus aisément et
avec plaisir. Marchez une demi-heure avant ou après
le travail permet de souffler, de se décontracter,
de chasser le stress. Marchez sans penser à rien,
juste pour le plaisir de vous sentir bouger : vous aurez
ainsi une dépense supplémentaire. Détendu,
vous avez moins envie de grignoter.
Comptez deux à trois heures d'activité physique
fractionnée sur la semaine au minimum pour faire
pencher l'aiguille de la balance du bon côté.
Demandez à votre médecin ou votre kinésithérapeute
les exercices qui vous conviennent le mieux.
Rappelez-vous
que la solution miracle n'existe pas. Il est important
de définir vos objectifs, de faire appel à
des moyens simples et durables et de respecter les étapes
nécessaires. D'autre part, n'oubliez-pas que
perdre du poids peut être aussi une préoccupation
médicale. En effet, un poids excessif est associé
à une augmentation du risque d'infarctus, de
diabète, d'hypertension artérielle ou
de cancer. L'excès de poids est à l'origine
de douleurs du dos (lombalgies), de douleurs articulaires,
de troubles veineux ou d'un essoufflement.